Le plus dur, quand on vieillit, c'est de demeurer un enfant.

Le plus dur, quand on vieillit, c'est de demeurer un enfant.
L'Homme Espoir.


Ses
pas sont si petits que le progrès l'étouffe.
Malg
ré tout il avance, éclairé par ses mots...
Sol
itaire et usé, il ahane et s'épouffe
Or
son sourire fripé guérit de tous les maux.

I
l détient ce pouvoir de renaître à la ronde
Ch
aque fois que le vent fait de lui son allié.
Eprouvé mais patient, il veut sauver le monde :
L
a vérité grandit quand il met ses souliers.

I
l sait le poids du temps qui rend vieille unere
Qu
and il la voit chue, oubliée par l'amour.
Il invente pour elle une ardente chimère,
L
ui compose un bouquet aux mille fleurs d'humour.

Il ose se moquer des forçats de la haine
Qui ½uvrent sans vergogne et sans humilité
P
our bâtir leur empire en écrasant, sans gêne,
Les simples qui ont tort de croire en la beauté.

E
t son verbe irradie exclus et misérables,
H
ères et pauvres fous, attis par le beau
D
iscours d'un homme, en tous points nérable,
A ceux dont le destin se résume au tombeau.

Il est le messager épris de son voyage,
Il a
peur de faiblir avant d'avoir tout dit :
Que
le profit nous tue et que le gaspillage
Enfa
nte le tourment jusqu'à la tragédie.

Ne le retenez pas si vous croisez sa route,
Lais
sez-le à sa tâche, il n'a pas trop de temps.
Dites-lui seulement – N'ayez crainte, il écoute –
Votre joie avouée au retour du printemps.






# Posté le vendredi 21 juillet 2006 18:23

Modifié le samedi 05 avril 2008 13:26

Aimer, c'est savoir perdre et refleurir.

Aimer, c'est savoir perdre et refleurir.
Le promeneur d'amour.

Je suis le promeneur qui hante ton chemin
Et qui entre chez toi sans y être invité...
Mais déjà tu souris, et tu me prends la main.
Faut-il chercher plus loin une autre vérité ?

Ta maison me rassure et tu guides mon pas.
Je peux fermer les yeux et oublier mes peurs...
La douceur de tes mots remplace un bon repas,
Et ta voix s'insinue au tréfonds de mon c½ur.

Tu aères ma vie en posant tes baisers
Sur mon front fatigué, sur ma bouche d'airain...
Tu caresses la peau de mon corps trop usé,
Et j'ose regarder la courbe de tes reins.

Maintenant, je m'endors entre tes bras de paix.
Tranquille, tu attends l'heure de mon réveil...
Qui es-tu pour aimer le vagabond suspect,
Le voyageur inquiet qui rêve du soleil ?

Morphée est mon amie et je songe parfois
A rester auprès d'elle, à vivre à ses côtés...
Mais tu m'as accueilli, me redonnant la foi,
De cette dette là, je saurais m'acquitter.

Avant de repartir sur la route d'errance,
J'aurai gonflé d'amour ma besace de lin...
J'aurai appris de toi toute la tolérance.
Tu seras ma fierté et mon esprit malin.

# Posté le vendredi 21 juillet 2006 18:29

Modifié le vendredi 04 janvier 2008 20:25

Une fillette est un bouton de fleur en danger d'explosion.

Une fillette est un bouton de fleur en danger d'explosion.
Destin trompeur.



Pen
dant que le bonheur se pose sur tes yeux
Et
ouvre des chemins à ton c½ur en goguette,
Je m'offre un brin d'amour au pays du prophète
Pour ne pas que flétrisse un trouble merveilleux...

Une
luciole vole au gré de mon plaisir,
El
le éclaire mes pas jusqu'au nid mirifique
O
ù un oiseau m'attend, au pouvoir magnifique,
Et qui m'emportera sans que j'aie à choisir...

Et qui m'emportera sur le chemin des cimes,
Comme un coursier loyal, doué de compassion.
J'aurai en moi l'espoir et les contradictions
D'un enfant exalté que la passion décime...

A moi enfin le temps pour remettre le monde
A l
'abri d'imposteurs et de vils fanfarons,
Et
à moi la faveur de sacrifier l'immonde
In
dignité de l'homme, disciple de Néron...

M
ais tu reviens bien vite à la réalité
Et ton regard m'invite à cacher mon délire.
Je
ne suis qu'un amant et n'ose pas te dire
Qu
'un rien nous appartient, ce, par fatalité.

# Posté le vendredi 21 juillet 2006 18:37

Modifié le mercredi 23 août 2006 20:02

The Old Lady

La reine des lieux... depuis 15 ans... j'ai nommé : ThaÏssa
The Old Lady

# Posté le vendredi 21 juillet 2006 20:31

September, 11... and after !

September, 11... and after !


Belle ville meurtrie, un matin de septembre,
Live à tant d'amour, et tant de jalousie
Comme une amante éprise, égarée en sa chambre,
Que l'on a, tour à tour, adulée et trahie,


Cité frappée un jour pour attiser la haine
Contre tous les nantis qui ruinent sans égard
Les peuples affamés par la mauvaise graine
Qu'on sème dans leurs c½urs et dans leurs yeux hagards,


Métropole offensée, écarte la vengeance,
Honore tes martyrs et panse tes blessures !
Mets au ban sans pitié toutes les impostures !


Relève-toi sans honte et sans acrimonie.
Si, de nouveau, tu dois vaincre l'ignominie,
Sache bien que l'horreur naît dans l'intolérance.

# Posté le vendredi 21 juillet 2006 20:54

Modifié le vendredi 14 août 2009 07:25